Corps précaires, mépris et autoestime: le cas des sans-logis à Paris/FR

Auteurs

  • Lucas Graeff Centro Universitário Unisalle

DOI :

https://doi.org/10.1590/S0103-65642012000400008

Mots-clés :

Pauvreté, Sans-logis, Corps, Mépris social, Reconnaissance sociale

Résumé

Cet article discute quand et sous quelles circonstances certains signes corporels peuvent être considérés ou pas en tant qu’enonciateurs de la relation intime entre le corps d’un “sans-logis” parisien et l’univers social dans lequel il se trouve. Ce sont ces facteurs qui font du souci du corps et du soi une expérience difficile de gérer par les sujets enquêtés. En effet, marquée par la relation intime établie entre les conditions précaires d’existence, l’hexis corporelle des personnes étudiées devient à la fois objet de “mépris social” et source négative d’auto-estime. À la fin de l’article, les chemins possibles de la “resilience” sont présentés, aussi bien que du “retrait de la rue du corps” - autrement dit, du difficile travail de réhabilitation physique et morale des personnes étudiées.

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Publiée

2012-12-01

Numéro

Rubrique

Artigos Originais

Comment citer

Corps précaires, mépris et autoestime: le cas des sans-logis à Paris/FR . (2012). Psicologia USP, 23(4), 757-775. https://doi.org/10.1590/S0103-65642012000400008